Patrimoine

L'orgue de l'église Saint-Barthélemy

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L’orgue d’Ay-sur-Moselle a été construit en 1895 par les facteurs Dalstein & Hærpfer de Boulay. Il s’agit de leur opus 106.
De nombreuses modifications lui ont été apportées au cours du XXème siècle. En 1928, les frères Mürkens de Montigny, remplacent les tuyaux de façade par une façade en zinc et posent un moteur électrique. En 1952, Hærpfer-Erman, avancent l’instrument à fleur de tribune et modifient la composition dans un esprit néo-classique. A cette occasion, une console neuve indépendante est ajoutée à gauche du buffet, ainsi qu’une combinaison libre et une pédale de crescendo. En 2002, suite aux travaux de rehaussement du plafond de l’église, quelques sculptures supérieures du buffet sont endommagées. Elles sont actuellement déposées sur la tribune. Les derniers travaux, en 2005, ont accru l’empoussièrement de l’instrument.
L’orgue a perdu ses caractéristiques d’origine avec la baroquisation de 1952. L’instrument actuel se compose de deux claviers de 56 notes, un pédalier de 32 marches au pédalier et 27 notes aux sommiers. Il comporte trois plate-faces faisant office de tourelles, une centrale et deux latérales. La façade et les parois latérales sont en chêne, alors que l’arrière de l’instrument est en sapin. Sur les 22 jeux actuels, 14 sont d’origine et 8 de Hærpfer et Erman. La tuyauterie, originelle, de Dalstein ne semble pas avoir été modifiée à l’exception de la Flûte harmonique qui a été recoupée.

 
La renaissance de l'orgue...

En 2006, la commune d’Ay s’est engagée dans un programme de restauration de cet orgue, afin de lui donner une vocation culturelle, en particulier via l’organisation de concerts. Cet instrument est désormais un élément important de la politique culturelle de la commune. Le programme de travaux retenu visait à lui redonner une homogénéité indispensable sans toutefois revenir à l’état originel. Il s’agissait de lui rendre un caractère purement symphonique en excluant les canons de l’esthétique néo-classique ou baroquisante. 

Le moulin d'Ay

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La construction du moulin d'Ay sur Moselle débuta au début du XVIIIème siècle et s'acheva en 1748, date qui est encore gravée au dessus du porche d'entrée. La construction du moulin d’Ay s’acheva en 1748, date equi est encore garvée au dessus du porche d'entrée. Le premier propriétaire, Dominique STOUFFLET, mort en 1793, repose dans les caves du moulin. 

Modifié en 1910 par Nicolas Nockels, les deux roues extérieures furent remplacées par une seule d'un diamètre de 6,50 m et d'une largeur de 2,20 m. 

Le dernier meunier ayant exercé une activité à temps plein à Ay fut François Nockels. Malheureusement celui-ci ne produisait pratiquement plus de farine de blé. Parmi les céréales qui étaient moulus, on pouvait y trouver du maïs, du seigle, de l’orge, ainsi que de l’avoine pour les chevaux.

De nos jours, après la reconstitution d'une roue, le moulin retrouve une nouvelle activité dans la restauration.
 

Le puit

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Ce puit servait à alimenter en eau la brasserie du village construite en 1840 par Jacques Schleiter. Au milieu du XXème siècle, on dénombrait plus de 100 brasseries en Moselle.
 

La croix de la peste

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La croix de la peste d'Ay sur Moselle fut érigée en 1624 suite aux nombreuses épidémies de peste ayant jalonné la fin du XVIème et le début du XVIIème siècle en Lorraine. Cette croix est parmi les plus anciennes du Pays messin.

Les pieds du Christ reposent sur un crâne surmontant deux tibias. Ce dernier est entouré de deux donateurs. Le fût montre la figure d’une femme en mauvais état de conservation surmontée d’un ange. La colombe du Saint-Esprit ressemble d’avantage à un aigle héraldique qu'à une véritable colombe.